vendredi 15 août 2008

Mercredi 13 août 2008

Réveil & Transport
Nous nous réveillons juste à l'heure pour pouvoir prendre notre bus menant à Auschwitz-Birkenau, après avoir emprunté un couteau et quelques menus vivres nous permettant de subsister le temps de la matinée.
Nous rejoingons le bus fracophone. Après 1h40 de trajet, nous arrivons à Auschwitz, où nous nous ruons sur le 1er café venu, quitte à nous brûler la langue.
La visite commence sans plus attendre.

Auschwitz-Birkenau
Notre guide, Franck Auphone, partage beaucoup d'informations sur les origines du camp, la vie au camp. Son français est presque parfait. Presque. Le cadre est bien entendu lugubre, lourd, glauque et imprégné d'histoire. De telles atrocités semblent irréelles, et restent vivances malgré les nombreuses années écoulées de puis ces horreurs. Nous avons droit à la visite complète : photos des prisonniers, de leurs cellules, des chambres à gaz, des fours crématoires. Ensuite, après Auschwitz I, Auschwitz-Birkenau II. La taille du camp est plus de 15 fois supérieure. L'étendue des massacres, maltraitances et tortures nous coupe le souffle. Visite des dortoirs et des latrines inhumains où les prisonniers tentaient de survivre par -30°C avant la solution finale.
Les rails sur lesquels circulaient les trains de la mort sont encore intacts. A chaque convoi, ce sont plus de 3000 déportés qui arrivaient, dont au moins 90% étaient tués immédiatement : soit dans le train, soit exécutés car jugés inaptes au travail au camp.
En moyenne, plus de 100 000 personnes vivaient au camp de Birkenau.

Wawel
Après cette visite lourde, difficle, mais nécessaire au devoir de mémoire, nous reprenons la route vers Cracovie. Nous restons à l'auberge prendre un petit déjeuner. Ensuite nous profitons du beau temps pour visiter Wawel : nous avions bouclé la boucle : nous avions vu la majorité des monuments. Le reste du séjour sera laissé au hasard, là où nos pas nous mèneront.

A table, et au dodo !
Nous retournons le soir au restaurant Bar Smak, où nous n'avions pas été déçus, lundi soir. Nous essayons de nouvelles spécialités, mais n'aurions pas du. Un des plats était immonde, et les pierogi étaient de trop à la fin. Notre curiosité culinaire nous a joué un mauvais tour.
En rentrant, un mendiant nous quémande un zloty. Quel abruti ! On avait été épargné depuis lundi. On reste quelque minutes sur la Rynek écouter de la musique, puis on rentre assez tôt à l'auberge où l'on passe la soirée tranquillement.

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