vendredi 15 août 2008

Jeudi 14 août 2008

Lever à 6h30. Cette fois, le réveil est aisé, peut-être parce qu'on a passé du temps à dormir hier. Nos sacs étant faits depuis la veille, nous n'avons qu'à nous habiller, faire un brin de toilette, manger un peu et partir en direction de la gare Dworzec PKP (gare SNCF). On prend l'express de 7h37 (Ekspres) qui nous fait arriver à la gare de l'aéroport (Krakow Balice) vers 8h00. A 8h10, nous sommes à l'aéroport, et nous avons du temps à passer, nous nous dirigeons vers l'embarquement et dépensons nos derniers zloty en bouffe pour l'avion.
Nous embarquons enfin, nous nous dépêchons d'entrer dans l'avion et de s'y installer confortablement. Au programme dans l'avion : p'tit dèj', musique, photos des nuages, dodo, pilotage de l'avion grâce à ce qui retient la tablette en place... Bref, que du bonheur :D
L'arrivée à Paris approche et la fin de ce journal aussi. Je fois avouer une certaine fierté d'avoir réussi à écrire tous les jours ce qu'on a fait, Laurent aidant souvent :)

C'était un séjour formidable. A quand le prochain voyage ? Et où, cette fois-ci ? Vers l'infini, et au delà, j'imagine !

Mercredi 13 août 2008

Réveil & Transport
Nous nous réveillons juste à l'heure pour pouvoir prendre notre bus menant à Auschwitz-Birkenau, après avoir emprunté un couteau et quelques menus vivres nous permettant de subsister le temps de la matinée.
Nous rejoingons le bus fracophone. Après 1h40 de trajet, nous arrivons à Auschwitz, où nous nous ruons sur le 1er café venu, quitte à nous brûler la langue.
La visite commence sans plus attendre.

Auschwitz-Birkenau
Notre guide, Franck Auphone, partage beaucoup d'informations sur les origines du camp, la vie au camp. Son français est presque parfait. Presque. Le cadre est bien entendu lugubre, lourd, glauque et imprégné d'histoire. De telles atrocités semblent irréelles, et restent vivances malgré les nombreuses années écoulées de puis ces horreurs. Nous avons droit à la visite complète : photos des prisonniers, de leurs cellules, des chambres à gaz, des fours crématoires. Ensuite, après Auschwitz I, Auschwitz-Birkenau II. La taille du camp est plus de 15 fois supérieure. L'étendue des massacres, maltraitances et tortures nous coupe le souffle. Visite des dortoirs et des latrines inhumains où les prisonniers tentaient de survivre par -30°C avant la solution finale.
Les rails sur lesquels circulaient les trains de la mort sont encore intacts. A chaque convoi, ce sont plus de 3000 déportés qui arrivaient, dont au moins 90% étaient tués immédiatement : soit dans le train, soit exécutés car jugés inaptes au travail au camp.
En moyenne, plus de 100 000 personnes vivaient au camp de Birkenau.

Wawel
Après cette visite lourde, difficle, mais nécessaire au devoir de mémoire, nous reprenons la route vers Cracovie. Nous restons à l'auberge prendre un petit déjeuner. Ensuite nous profitons du beau temps pour visiter Wawel : nous avions bouclé la boucle : nous avions vu la majorité des monuments. Le reste du séjour sera laissé au hasard, là où nos pas nous mèneront.

A table, et au dodo !
Nous retournons le soir au restaurant Bar Smak, où nous n'avions pas été déçus, lundi soir. Nous essayons de nouvelles spécialités, mais n'aurions pas du. Un des plats était immonde, et les pierogi étaient de trop à la fin. Notre curiosité culinaire nous a joué un mauvais tour.
En rentrant, un mendiant nous quémande un zloty. Quel abruti ! On avait été épargné depuis lundi. On reste quelque minutes sur la Rynek écouter de la musique, puis on rentre assez tôt à l'auberge où l'on passe la soirée tranquillement.

Mardi 12 août 2008

Réveil, petit déjeuner, et errance.
Lever à 9h00 : 12 heures se sont écoulées depuis notre coucher. Petit déjeuner. C'est agréable de retrouver ce confort après tant de réveils sans. Nous prenons le temps de prendre nos douches tranquillement et apprécions ce moment. Pierre a pris le soin de préparer quelques sandwiches pendant le petit déjeuner pour le pique nique. Nous voilà en route pour découvrir de nouveaux endroits inexplorés de Cracovie. Tout d'abord, un petit détour par la gare pour trouver une poste et prendre les horaires des trains allant à l'aéroport (jeudi matin). Ensuite, nous atteignons non sans mal l'autre rive de la Vistule.

Rive Sud : Schindler & Podgorze
Nous nous installons dans l'herbe près de la Vistule, entre une vipère, un scorpion, un serpent à lunette, et un serpent jaune. Nous déjeunons maigrement et reprenons la route à la recherche de l'usine de Schindler que nous ne sommes pas sûrs d'avoir trouvé.On se ballade un peu autour et on achète des glaces et d'autres provisions pour l'après-midi. On se pose dans un parc un peu après et on mange, se repose, bronze.
Ensuite, on marche jusqu'à l'église Ste-Josepha (Sw. Jozefa) et on flane. Puis comme l'eau qui nous restait était chaude, nous décidons d'acheter une autre bouteille d'eau, et des glaces au citron. Ensuite, Laurent explique à Pierre l'Europe, la Yougoslavie, Israël, et la Turquie, on fait des jeux débiles, on s'amuse ! Le tout en errant au coeur de Cracovie.Nous marchons dans l'ancien ghetto juif de Cracovie, quartier Podgorze. Drôle de sentiments en imaginant l'atroce vie des gens qui y ont pour la plupart, laissé la vie. En effet, les habitants du ghetto subissaient famines, épidémies de toutes sortes... Il est difficile de visiter Cracovie sans penser à ce douloureux passé. En effet, Auschwitz n'est qu'à une soixantaine de kilomètres d'ici (cf. 13/08). Nous décidons de quitter le ghetto pour rejoindre le quartier Kazimierz. Juste avant de quitter cette rive pour l'autre, nous dégustons un expresso accompagné d'un gâteau à la cannelle.

Rive Nord : Kazimierz
Nous traversons le fameux pont métallique en admirant les lumières qui scintillent sur la ville. La lune est pleine aux trois quarts, ce qui donne des paysages magnifiques. Nous empruntons la rue Jozefa, colonne vertébrale du quartier Kazimierz, bordée de restos et de cafés plus charmants les uns que les autres. Nous arrivons enfin à la place Nowy, coeur du quartier, véritable joyau quasi mirzien (hoho !). Cette place est très animée. Nous en faisons rapidement le tour, n'étant pas capables de franchir ces temples de la branchitude polonaise, n'étant que très modestement vêtus.
Nous marchons et longeons certains bâtiments, autrefois habités par Tonton Karol (NDLR : Karol Wojtila, alias Jean Paul II, qui a donné son nom à l'aéroport de Krakow). Sa mémoire est restée ancrée dans ce pays très religieux et profondément pratiquant. Nous rentrons ensuite à la maison où nous trépassons de sommeil.

Lundi 11 août 2008

I'm sleeping in the train
Nuit courte dans le train. Départ à 23h55. Arrivée à Krakow à 09h15. Ce qui fait un total de 9h20 de trajet. Pour 437km, soit une moyenne de 46.82km/h. Les vieux trains polonais ont tout à envier à notre beau TGV français :) !
Arrivée à Krakow, donc. Nous prenons un petit déjeuner «à la polonaise» : saucisses, moutarde, fromage, tomates, concombres : très bon !

Emplettes à la gare
Nous partons dans la galerie marchande à la recherche d'un pull pour Laurent, qui a perdu le sien, certainement hier. Nous en trouvons un magnifique qui va à Laurent comme un gant, sauf qu'un gant va à une main, m'enfin bref... (haha ?)

A nous Cracovie !
On se décide à sortir de la gare pour enfin profiter de cette journée estivale cracovienne. Nous sommes heureux : nos yeux brillent chaque fois que nos yeux se posent sude nouveaux monuments, de jolies ruelles, d'agréables fontaines et intriguantes inscriptions polonaises. Nous lézardons quelque temps afin de prendre le temps de décider de ntore programme pour la journée. L'appel de la piwo se fait rapidement entendre et retentit dans nos pauvres corps désormais assoiffé sous un soleil de braise (non, pas de Breizh). Après avoir repéré rapidement l'auberge, nous laissons nos petits petons nous conduire vers un temple de la soif : nous trouvons pas miracle une jolie terrasse vietnamio-chinoise où nous pouvons nous désaltérer. Le répit n'est que de quelques minutes : en effet, un odieu personnage a le toupet de venir nous importuner dans un mélange polono-anglais. Nous réglons notre dû et levons le camp : il est grand temps de faire plus ample connaissance avec la cité sud-polonaise, par aileurs capitale de la Petite Pologne. Nous déambulons élégamment, quelque peu ramollis par le mélange Piwo/soleil et trouvons un parc pour nous re-reposer en dégustant des spécialités espagnoles en polonais et en faisant respirer nos pieds brûlants. Encore une fois, un SDF vient nous agresser en nous quémandant un zloty. Nous tenons bon, résistons et réussissons à lui faire quitter les lieux en moins de 10 minutes. Mais la fatigue se fait ressentir et il devient urgent de se poser à l'auberge pour dormir un 'tit peu.

A table !
Après cela, nous sortons de l'auberge et visitons le quartier touristique, Nous trouvons un endroit pour manger des pierogi, spécialité polonaise : raviolis fourrés à tout et n'importe quoi ! C'est très bon, nous les mangeons avec du jus de pomme à la menthe : spécialité polonaise ou fantaisie hasardeuse ?

Errance
Nous errons dans le quartier et profitions de la belle journée qui s'offre à nous. Un soleil merveilleux, un ciel si bleu qu'on croirait voir l'océan, des nuages aussi peu nombreux que de gens aimables à la gare de Krakow (cf 9/08)

A table, j'ai dit !
Laurent trouve un endroit où nous pouvons manger le soir. Un endroit très populaire qui propose une multitude de spécialités locales : Stapowieski, frytki, bigos, pierogis. Très bon, encore une fois : c'est qu'ils mangent bien ces polonais !

Nous venons de l'errance et nous retournerons à l'errance
Nous errons un peu après avoir mangé, nous sommes lourds, et ainsi sont nos paupières, qui se ferment et semblent crier quelque chose de cet acabit : «Je veux dormir ! Je veux dormir !» Nous rentrons vite à l'auberge et cédons aux caprices de nos paupières.

jeudi 14 août 2008

Dimanche 10 août 2008

Szczepice - Bah quoi ? Moi aussi, j'sais pisser !

Tout d'abord, bonne fête Laurent !

Warszawa - Bydgoszcz (à prononcer var chat va - baie de gauche)
Alors que nous devions nous lever à 5h30 pour partir de l'auberge à 6h00, c'est à 6h00 que nous nous réveillons et levons, grâce à Laurent qui me réveille : «Il est 6 heures !». Nous partons dans les dix mintues qui suivent, après s'être habillés et avoir fait nos sacs.
6h10 : Départ de l'auberge. Direction : la gare centrale de Varsovie (Warszawa Centralna) pour Bydgoszcz. On arrive à la gare à 6h30, soit une demi-heure avant notre train. On a bien fait de pas se réveiller plus tôt, finalement ! Encore une fois c'est un vieux train, avec des compartiments à la répartition des numéros de place bizarre et déroutante. Le trajet est long : ce n'est pas moins de 3h41 qui sont nécessaires pour arriver à Bydgoszcz. Pendant ces heures, on écoute de la musique, on finit notre nuit, on mange des gâteux hispano-polonais (si, si, ça existe !), on lit des magazines parus en 1993... on s'éclate quoi !

Bydgoszcz - Szczepice (chtchépitsé)
On arrive à Bydgoszcz. Et vous savez toujours pas pourquoi on y est allés. Vous allez bientôt le découvrir. On veut aller au village de mon grand-père, Szczepice, et il se trouve que la gare la plus proche est à Bydgoszcz. On ira en bus à Kcynia, village à 5km de Szczepice, et on finira la route à pied.
C'est assez difficile pour se rendre à Kcynia, déjà. Deux bus à prendre. Le premier à la sortie de la gare, l'autre pas loin de là où le premier nous aura déposés. Là, ça paraît clair. Mais expliqué en polonais, avec des indications écrites à la main par un homme n'ayant jamais appris à écrire (pour donner un ordre d'idée : le mec écrivait moins bien que moi encore, c'est dire !), c'est dur à comprendre. On remerciera au passage la gentille dame polonaise germanophone qui nous a expliqué en allemand. Comme quoi l'allemand, même en pensant être nul, ça peut bien servir ! Et on a l'impression de parler quasi-couramment allemand quand on galère à essayer de parler polonais toute la journée avec trois mots de lexique...
On prend donc le premier bus jusqu'à Blonie, où il faudra qu'on change. Le chauffeur de bus est tellement bête qu'il ne veut pas nous parler pour qu'on paye. Tant pis, merci pour le voyage !
Arrivés à Blonie, on cherche l'endroit où l'autre bus «PKS» pourrait s'arrêter pour nous. Heureusement, un polonais bien brave nous aide à trouver notre bus. Il a été aussi exemplaire de sympathie que Madame Enter l'a été d'antipathie, c'est pas peu dire ! Merci à lui. Pour remercier le gars, envoyez «Merci, tu es formidable» sur mon portable.
Nous arrivons à Kcynia, et prenons, par hasard, à droite, pour trouver Szczepice. Des riveraines nous confirment la direction. Des cyclistes nous confirment aussi.
5km plus loin, nous voilà à Szczepice.

Szczepice
Bonheur, joie, et volupté, car c'était le but de notre voyage, une sorte de Graal que nous poursuivions, une aventure que nous menions. A présent, nous marchons sur les pas de mon grand-père.
Sur la droite de la route se profile l'enseigne du bar de Szczepice, hypercentre de la bourgade. L'endroit et le barman sont sympa. Il parle allemand, ce qui facilite les discussions. Il nous parle de sa famille qui travaille à Paris, je lui parle de mon grand-père. Szczepice est le foyer de 400 habitants. Ce qui est marrant, c'est qu'on en voit une vingtaine dans le bar en une demi-heure, ce qui représente 5% de la population totale.
Nous sommes deux Martiens qui déambulent dans la bourgade, à la recherche d'un cimetière attestant du passage de la famille WILKE à Szczepice. On nous informe qu'il n'y a pas de cimetière à Szczepice, mais à Kcynia, d'où nous venons et où nous devons retourner pour notre bus de retour à Bydgoszcz. Nous y retournons et visitons rapidement le cimetière à la recherche de WILKEs. Nous ne trouvons que des WILKs. Déformation du nom ayant abouti au mien ou coïncidence ? Jamais on ne le saura !
Nous attendons notre bus, heureux d'avoir atteint notre Graal.

Bydgoszcz
Le bus arrive à 17h37, à l'heure. Il n'y a plus de places assises, mais très vite, deux places se libèrent, places dont on s'empare aussitôt. Laurent s'endort, j'attends que le temps passe. Le voyage passe cependant assez vite. Probablement, Laurent a perdu son pull ici. Nous arrivons à la gare routière et nous dirigeons vers un bus qui nous mènera à la gare ferroviaire, où nous prendrons un train de nuit vers Krakow, moins cher que prévu (92 zloty au lieu de 184 prévus), c'est cool !
Nous cherchons un restaurant polonais, mais nous rabattons vite sur un snack près de la gare, étant affamés et fatigués. Nous avons plein d'heures d'attente. Nous les occupons en lisant, en écoutant de la musique, en écrivant des cartes postales... Bydgoszcz offre assez peu d'intérêt touristique, mais des supporters ivres chantant, ou plutôt gueulant à tue-tête. Nous mangeons une saucisse avec de la moutarde, ainsi qu'une sorte de sandwich chaud avec du fromage fondu et du ketchup, ce qui est assez bon !
Notre train est à 23h55.

Samedi 9 août 2008

Warszawa - War; oui et toi, szawa ?

Vers la Pologne
04:30 : Départ de l'appartement. Marche rapide vers la gare du Nord, où nous attendons le RER à 4h56 sur le quai 43, alors qu'il arrive à 4h53 sur le quai 35.
On prend alors le RER de 5h30 qui nous laisse beaucoup moins de marge que le précédent, forcément. On se débrouille pour connaître le terminal où notre embarquement aura lieu en donnant un rapide coup de téléphone à l'aéroport de Paris-Charles de Gaulle (3950) dans le RER.
Pendant le trajet, Laurent se remémore le plan de l'aéroport dans sa tête, si bien qu'en arrivant, on sait dans quelle direction courir !
Nous arrivons à la porte d'embarquement un quart d'heure avant sa fermeture. Tout va bien. Au contrôle de sécurité, je me fais piquer ma crème solaire. Comme si j'allais détourner l'avion à coup de crème solaire...
Il est 6h50, l'avion décole. C'est rigolo ! On profite du vol (assez agréable, d'ailleurs, merci au pilote au passage !) pour dormir, ce qu'on n'a pas pris le risque de faire avant dans la nuit.

Premiers pas en Pologne
Arrivés à Cracovie, nous suivons les panneaux indiquant «Train to city centre», sous la pluie. Nous nous mettons d'accord sur le fait que la Pologne, on trouve ça «marrant». En fait, c'est surtout différent, dépaysant. Pour commencer, tout le monde parle polonais. Et quand ils parlent anglais, c'est avec un accent charmant (ou pas d'ailleurs). Arrivés à la gare centrale de Kraków, nous achetons, après un café au goût qui ne rappelle en rien l'expresso auquel nous sommes habitués, nos billets de train pour Varsovie, où nous passerons la nuit.
L'achat des billets, parlons-en ! Nous nous adressons à une femme, parlant anglais en roulant les «r» et à l'allure peu aimable. Au moment de payer, elle nous dévoile toute la haine qu'elle cultive envers les touristes ne parlant pas polonais. Laurent essaye d'insérer tout seul sa carte bancaire dans la fente prévue pour et elle s'exclame «Nie ! Nie ! Give me !», sur un ton qui rappelle un peu celui qu'aurait pu emprunter un professeur envers un élève anti-modèle. Mais ce n'est pas fini ! Laurent veut ensuite taper son code, donc quand la vendeuse lui dit aimablement (non, je rigole) «Enter !», Laurent compose son code. Mais ça n'est pas ce qu'il fallait comprendre. Il fallait appuyer sur le bouton Enter. «ENTER ! ENTER !» criait-elle. Elle était pas aimable, la bonne femme...

Auberge, où te caches-tu ?
Nous partons de Kraków. Le train est organisé en compartiments de 8 personnes. Nous sommes 7 dans notre compartiment, il fait chaud maintenant, on est serrés... L'organisation des numéros de place dans le compartiment est à noter :

Je n'ai toujours pas trouvé de logique...
Enfin, bref, après trois heures de trajet, nous arrivons à Varsovie et partons à l'assaut de notre auberge de jeunesse, rue Prokuratorska, numéro 2. Nous suivons les instructions récupérés via Internet et marchons. Ils disaient «à 1 quart d'heure de la gare à pied». Au bout d'une demi-heure, on se dit : «oh bah zut alors ! où elle est l'auberge ?». Il s'avère que la rue Prokuratorska est une petite rue piétonne qui ne possède pas de plaque à son nom, où alors, super bien cachée par les plantes. Toujours est-il qu'on a fait un grand détour, et qu'on a eu besoin de l'aide d'un polonais anglophone et francophone, d'un riverain anglophone, et des gardes de l'ambassade d'Israël en Pologne pour trouver la rue, et finalement, l'auberge.

Warszawa, nous voilà !
Nous sonnons à la porte de l'auberge, on nous ouvre, et on nous fait remplir des formulaires. Nous nous installons dans notre chambre, faisons nos lits et décidons de sortir dans Varsovie, histoire de voir à quoi ça ressemble :) Nous décidons de nous balader dans la vieille ville. C'est très joli. Nous marchons beaucoup et nous arrêtons finalement pour manger dans un restaurant pas très polonais, mais on avait faim, que voulez-vous ? On a aussi eu le temps de faire des courses pour le lendemain midi. On a aussi acheté des billets de train pour Bydgoszcz (vous saurez demain pourquoi !). Dans cette dernière tache, un polonais anglophone a joué le rôle d'interprète entre nous et la vendeuse, ce qui nous a aidé grandement. Merci à lui !
Après tant de marche, nous sommes exténués, quelques pas encore pour arriver à l'auberge, et au lit !

The story begins...

Juillet 1999. Laurent et moi sommes en voyage au cercle polaire, à Rovianemi, au nord de la Finlande. Le voyage, de Rennes à Rovianemi, s'est fait exclusivement en train et en bateau. Rennes, Paris, Hambourg, Copenhague, Stockholm, Helsinki, Rovianemi. 7 jours de voyage dont 1 sur place, au pays sur Père Noël !
Au cours de ce voyage, Laurent me dit que pour me 18 ans, il m'offrira un voyage en Pologne, pays d'origine de mon grand-père paternel. A l'époque j'avais 8 ans, mais j'ai pris le soin de retenir cette promesse, me disant de temps en temps «quand je serai grand, j'irai en Pologne !».
Laurent non plus n'avait pas oublié sa promesse. En février 2008, je passe mes vacances à Paris, chez Laurent. Durant le week-end, je trouve sur Internet un article de Ouest-France, qui est une interview de mon grand père. Et c'est là que l'idée du voyage en Pologne ressurgit à la surface, après près de 10 ans de suspens.
Les recherches commencent. Je cherche le nom du village d'origine de mon grand-père : Szczepice. Ce sera le but de notre voyage, même si on ne s'y limitera pas afin de profiter du tourisme varsovien et cracovien !
Chose promise, chose due, chose eue. Le départ est prévu pour le 9 août. On restera en Pologne jusqu'au 14, soit 6 jours, donc 5 entiers là bas.
L'aventure peut commencer !