jeudi 14 août 2008

Dimanche 10 août 2008

Szczepice - Bah quoi ? Moi aussi, j'sais pisser !

Tout d'abord, bonne fête Laurent !

Warszawa - Bydgoszcz (à prononcer var chat va - baie de gauche)
Alors que nous devions nous lever à 5h30 pour partir de l'auberge à 6h00, c'est à 6h00 que nous nous réveillons et levons, grâce à Laurent qui me réveille : «Il est 6 heures !». Nous partons dans les dix mintues qui suivent, après s'être habillés et avoir fait nos sacs.
6h10 : Départ de l'auberge. Direction : la gare centrale de Varsovie (Warszawa Centralna) pour Bydgoszcz. On arrive à la gare à 6h30, soit une demi-heure avant notre train. On a bien fait de pas se réveiller plus tôt, finalement ! Encore une fois c'est un vieux train, avec des compartiments à la répartition des numéros de place bizarre et déroutante. Le trajet est long : ce n'est pas moins de 3h41 qui sont nécessaires pour arriver à Bydgoszcz. Pendant ces heures, on écoute de la musique, on finit notre nuit, on mange des gâteux hispano-polonais (si, si, ça existe !), on lit des magazines parus en 1993... on s'éclate quoi !

Bydgoszcz - Szczepice (chtchépitsé)
On arrive à Bydgoszcz. Et vous savez toujours pas pourquoi on y est allés. Vous allez bientôt le découvrir. On veut aller au village de mon grand-père, Szczepice, et il se trouve que la gare la plus proche est à Bydgoszcz. On ira en bus à Kcynia, village à 5km de Szczepice, et on finira la route à pied.
C'est assez difficile pour se rendre à Kcynia, déjà. Deux bus à prendre. Le premier à la sortie de la gare, l'autre pas loin de là où le premier nous aura déposés. Là, ça paraît clair. Mais expliqué en polonais, avec des indications écrites à la main par un homme n'ayant jamais appris à écrire (pour donner un ordre d'idée : le mec écrivait moins bien que moi encore, c'est dire !), c'est dur à comprendre. On remerciera au passage la gentille dame polonaise germanophone qui nous a expliqué en allemand. Comme quoi l'allemand, même en pensant être nul, ça peut bien servir ! Et on a l'impression de parler quasi-couramment allemand quand on galère à essayer de parler polonais toute la journée avec trois mots de lexique...
On prend donc le premier bus jusqu'à Blonie, où il faudra qu'on change. Le chauffeur de bus est tellement bête qu'il ne veut pas nous parler pour qu'on paye. Tant pis, merci pour le voyage !
Arrivés à Blonie, on cherche l'endroit où l'autre bus «PKS» pourrait s'arrêter pour nous. Heureusement, un polonais bien brave nous aide à trouver notre bus. Il a été aussi exemplaire de sympathie que Madame Enter l'a été d'antipathie, c'est pas peu dire ! Merci à lui. Pour remercier le gars, envoyez «Merci, tu es formidable» sur mon portable.
Nous arrivons à Kcynia, et prenons, par hasard, à droite, pour trouver Szczepice. Des riveraines nous confirment la direction. Des cyclistes nous confirment aussi.
5km plus loin, nous voilà à Szczepice.

Szczepice
Bonheur, joie, et volupté, car c'était le but de notre voyage, une sorte de Graal que nous poursuivions, une aventure que nous menions. A présent, nous marchons sur les pas de mon grand-père.
Sur la droite de la route se profile l'enseigne du bar de Szczepice, hypercentre de la bourgade. L'endroit et le barman sont sympa. Il parle allemand, ce qui facilite les discussions. Il nous parle de sa famille qui travaille à Paris, je lui parle de mon grand-père. Szczepice est le foyer de 400 habitants. Ce qui est marrant, c'est qu'on en voit une vingtaine dans le bar en une demi-heure, ce qui représente 5% de la population totale.
Nous sommes deux Martiens qui déambulent dans la bourgade, à la recherche d'un cimetière attestant du passage de la famille WILKE à Szczepice. On nous informe qu'il n'y a pas de cimetière à Szczepice, mais à Kcynia, d'où nous venons et où nous devons retourner pour notre bus de retour à Bydgoszcz. Nous y retournons et visitons rapidement le cimetière à la recherche de WILKEs. Nous ne trouvons que des WILKs. Déformation du nom ayant abouti au mien ou coïncidence ? Jamais on ne le saura !
Nous attendons notre bus, heureux d'avoir atteint notre Graal.

Bydgoszcz
Le bus arrive à 17h37, à l'heure. Il n'y a plus de places assises, mais très vite, deux places se libèrent, places dont on s'empare aussitôt. Laurent s'endort, j'attends que le temps passe. Le voyage passe cependant assez vite. Probablement, Laurent a perdu son pull ici. Nous arrivons à la gare routière et nous dirigeons vers un bus qui nous mènera à la gare ferroviaire, où nous prendrons un train de nuit vers Krakow, moins cher que prévu (92 zloty au lieu de 184 prévus), c'est cool !
Nous cherchons un restaurant polonais, mais nous rabattons vite sur un snack près de la gare, étant affamés et fatigués. Nous avons plein d'heures d'attente. Nous les occupons en lisant, en écoutant de la musique, en écrivant des cartes postales... Bydgoszcz offre assez peu d'intérêt touristique, mais des supporters ivres chantant, ou plutôt gueulant à tue-tête. Nous mangeons une saucisse avec de la moutarde, ainsi qu'une sorte de sandwich chaud avec du fromage fondu et du ketchup, ce qui est assez bon !
Notre train est à 23h55.

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